+ de 4000 développeurs économiques ont participé aux rencontres annuelles de l’économie territoriale !
Jérôme Cordellier, président du Réseau National de l’Economie Territorial répond à nos questions :
Depuis 20 ans, des développeurs territoriaux se mobilisent pour organiser une rencontre annuelle. Quelle est l’ambition de ce réseau ?
Initié par des responsables de développement économique issus de collectivités locales de la France entière, ce réseau a su donner envie de venir partager, échanger sur ses pratiques, ses outils, ses actions sur 18 années consécutives. Son ambition est de rassembler le plus grand nombre de professionnels du développement territorial et de leur offrir une perspective de professionnalisation. Le Réseau National de l’Economie Territorial devient un lieu permanent de partage des pratiques professionnelles et de solutions.
Les métiers du développement économique sont en perpétuelle évolution. Quelles sont pour vous les compétences que doivent développer ces professionnels pour devenir des accompagnateurs du changement dans les territoires ?
A ses débuts, le développeur était multitâche, un peu bricoleur et touche à tout. Il s’est parfois un peu cherché, un peu isolé au milieu d’une administration pas toujours tendre à son égard. Il comprenait l’entreprise mais était incompris de ses collègues… C’est toujours un peu le cas. C’est notamment l’une des raisons de l’existence du RNET d’ailleurs !
Quelques éléments paraissent essentiels pour consolider ses aptitudes.
- La méthode : la conduite de projet est sa force principale.
- Le relationnel : sa capacité à identifier et animer une chaîne d’acteur est importante.
- L’appréhension : la notion de résultat de manière pragmatique.
Ce n’est pas un enjeu que pour lui, mais aussi et surtout pour le territoire. De fait, il a besoin d’élaborer
des usages clairs, des outils donnant lieu à des capacités d’évaluations des actions conduites. Il doit répondre à l’exigence du contrôle des dépenses publiques.
A l’image de l’ARADEL en Rhône Alpes, réseau qui compte pas moins de 700 adhérents, le développeur doit savoir s’appuyer sur les expériences, être à l’écoute, se former, chercher des solutions et des partenaires.
Il sera peut être de plus en plus spécialiste. Les sujets sont nombreux et prennent chacun de l’importance. Nous nous orientons vers une plus grande transversalité des actions. De fait, les domaines d’investigations du développement local sont variés, économie, social, tourisme, environnement, aménagement, etc. Les échelles territoriales d’intervention sont également extensibles.
Les équipes se développent, les missions s’étoffent et les besoins augmentent en lien avec la multiplication et la complexité des dispositifs d’accompagnement. Le développeur confirmera son rôle d’ensemblier.